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Fondation Cognacq-Jay

Intérêt médiatique pour l’éducation thérapeutique

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Intérêt médiatique pour l’éducation thérapeutique

Drôle de hasard, le 25 septembre 2018 : le jour où le service de nutrition-obésité fête son premier anniversaire d’ouverture, l’émission Allô Docteurs de France 5 diffuse un reportage réalisé dans cette même unité de soins ! Il est vrai que l’obésité est un sujet porteur pour les médias, tout comme le programme d’éducation thérapeutique proposé à l’Hôpital Cognacq-Jay.

Depuis son ouverture, le 6 juillet 2017, le service de nutrition-obésité de l’hôpital parisien de la Fondation Cognacq-Jay a accueilli en hospitalisation un peu plus de 300 patients en situation d’obésité sévère ou modérée, avec des complications médicales. Sa particularité ? Il a choisi la voie de l’éducation thérapeutique pour prendre en charge cette maladie chronique, avec un suivi sur deux ans comprenant 15 jours d’hospitalisation complète puis plusieurs journées d’hospitalisation à intervalles réguliers. Chaque personne est accompagnée par l’équipe pluridisciplinaire spécialisée dans le but « de l’autonomiser dans la gestion de sa maladie chronique, d’améliorer sa qualité de vie et de l’accompagner au quotidien dans le changement de ses habitudes de vie », indique le Dr Léa Lucas-Martini, chef de service. Autrement dit : pour aider le patient à être acteur de sa santé, à modifier son comportement alimentaire, à pratiquer de l’activité physique adaptée et pour qu’il retrouve confiance en lui, l’estime de soi, en s’accordant du temps pour lui-même.

 

Obésité : réapprendre à s'alimenter. Reportage de France 5 tourné en juillet 2018 à l’Hôpital Cognacq-Jay, dans le service de soins de suite et de réadaptation de nutrition.
Obésité : réapprendre à s'alimenter. Reportage de France 5 tourné en juillet 2018 à l’Hôpital Cognacq-Jay, dans le service de soins de suite et de réadaptation de nutrition.

Accompagner non seulement la personne mais aussi son entourage

Autre aspect singulier de son accompagnement, le service s’intéresse aussi à l’entourage du patient : il propose à l’un de ses proches de venir participer à un atelier d’éducation thérapeutique d’environ deux heures, le samedi après-midi, pour échanger sur la prise en charge de la maladie au sein du service et, de façon générale, sur ce qu’il est possible de faire pour mieux accompagner la personne malade. Cet atelier a vu le jour grâce à l’aide de l’association de patients Les Poids Plumes.

Soutenir chacun selon son projet médical

La prise en charge par le service est ouverte à tout patient souffrant d’obésité, qu’il soit ou non dans un projet de chirurgie bariatrique ou bien en échec de celle-ci. « Nous l’accompagnons dans son projet personnalisé de soins en accord avec son médecin nutritionniste ou chirurgien référent, toujours en lien avec le médecin traitant », précise Léa Lucas-Martini.

Continuité dans le parcours de santé

L’obésité touche aujourd’hui, en France, près de 16 % de la population. L’Agence régionale de santé a autorisé l’ouverture de ce service dans les suites du plan national obésité 2010-2013 présidé par le Pr Arnaud Basdevant. « Notre rôle dans la prise en charge de la maladie chronique de l’obésité en tant que Soins de suite et réadaptation est d’accompagner le patient dans les modifications de son comportement au quotidien afin de lui permettre de retrouver ou majorer son autonomie en vue de son retour au domicile », souligne Léa Lucas-Martini. « Pour cela les patients participent à différents ateliers en groupe sur la diététique, l’activité physique, le comportement alimentaire, la gestion des émotions, par exemple. »

Le premier anniversaire du service était l’occasion de rappeler son travail en lien avec les Centres spécialisés de l’obésité (CSO) sur le parcours de santé du patient, de faire découvrir aux équipes de ces centres les lieux où leurs patients sont accueillis ainsi que les professionnels qui les accompagnent, et aussi de conforter les liens avec le réseau, comme la Maison du diabète ou les associations de patients, par exemple.

Activité physique adaptée. Reportage de France 5 tourné en juillet 2018 dans le service.
Activité physique adaptée. Reportage de France 5 tourné en juillet 2018 dans le service.

D’ici la fin de l’année, le service ouvrira son propre hôpital de jour. Cela permettra de poursuivre l’accompagnement des patients en lien avec les médecins référents. Le service espère aussi développer son implication dans des projets de recherche clinique.

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